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Mardi 27 mars 2007

L'ancienne Rome aimait la perle et avait pour elle un véritable engouement ; les perles étaient l'objet d'un luxe incroyable et l'on payait des sommes énormes pour les beaux exemplaires. Depuis les expéditions de Pompée et plus encore après la conquête de l'Egypte, le goût pour les perles prit des formes particulièrement  grossières : Pompée fit un jour exécuter un portrait en perles, ridicule contre lequel Pline devait fulminuer plus tard.

Néron fit recouvrir de perles les lits sur lesquels il se livrait à la volupté et à la débauche. Il n'était point  rare que les vainqueurs à la lutte ou à la course dans l'arène reçussent en prix des colliers de perles. Aussi les marchands de perles ne manquaient pas d'assister à ces jeux.

Une perle célèbre, pièce unique par sa magnificence et qu'on estime à quelque six millions de serterces, est celle que Jules César offrit à Servilia, la mère de Brutus, en gage d'amour. Beaucoup de Romaines, impératrices, matrones et concubines, possédaient de splendides parures de perles.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Lundi 26 mars 2007

C'est à la déesse de l'Amour, Aphrodite-Astarté-Vénus, que fut consacrée la perle dans le domaine de la civilisation méditerranéenne. Voici brièvement ce que content à ce sujet les vieux mythes.

Du chaos, l'espace vide et sans limites qui existait avant toute chose, naquit Géa, la déesse de la Terre. Elle prit pour époux son premier né, Ouranos (le ciel) et le couple procréa les trois cyclopes à l'oeil unique, puis les Titans, six de chaque sexe, enfin les trois Hécatonchires qui projetaient en tous sens leurs quinze têtes et leurs cent bras. Epouvanté par la monstruosité et le nombre de descendants, Ouranos les plongeait peu parès leur naissance dans le Tartare souterrain.

Profondément blessé par ces agissements dans sa fierté maternelle, Géa poussa ses enfants à se révolter contre leur père. Kronos, le plus jeune des Titans, s'empara avec l'aide de sa mère de l'empire du Monde. Ouranos fut émasculé par lui.

Du sang de la blessure tombé sur la terre naquirent les Erinnyes, divinités justicières, et les Géants. Kronos jeta dans la mer le phallus amputé et, de l'écume qu'il fit jaillir en l'y plongeant, naquit la déesse de l'Amour et de la Beauté, Aphrodite. La fille de l'écume aborda dans l'île de Cythère, portée par une conque d'huître perlière. C'est pourquoi depuis cette époque ce coquillage et la perle, le seul véritable joyau de l'élément liquide, sont consacrés à la toute puissante déesse de l'Amour.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Samedi 24 mars 2007

L'usage des perles ne se répandit en Egypte qu'après l'expulsion des Hyksos. Mais on les apprécia véritablement que plus tard au royaume des Pharaons, particulièrement au temps des Ptolémées. La perle était consacré à la déesse Isis.

Les Phéniciens jouissaient d'un monopole presque absolu du commerce des perles en méditerranée. Bien entendu, ils s'occupaient, entre autres, du commerce des perles dont ils étaient les principaux fournisseurs.

Chez les peuples de l'ancienne Hellade, le goût des perles se développa aussi assez tard. C'est seulement quand les grecs se furent enrichis, et particulièrement après que les expéditions d'Alexandre le Grand les eurent mis en relation avec l'Orient, que la perle fit son entrée triomphale comme parure de bijou et comme objet précieux dans le cycle culturel méditerranéen. Dans l'Athènes antique, l'usage était courant, pour les jeunes gens, de porter une perle à l'oreille droite pour les jeunes femmes et les jeunes filles d'en porter aux deux oreilles.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Lundi 19 mars 2007

Nabuchodonosor, le puissant souverain de Babylone, et Sennachérib, le maître de l'Assyrie, auraient porté des diadèmes ornés de perles.

C'est avec un parfum d'érotisme magique qu'une tradition de l'Orient explique la genèse des perles. A l'époque où la Lune, reine du ciel nocturne, verse sur la Terre sa douce lumière argentée, les huîtres perlières quittent le fond de la mer pour la surface des flots. Elles s'ouvrent et, balancées par les vagues, elles s'imprègnent amoureusement de la rosée nocturne et des purs rayons de la lune. C'est de cette union que naissent les perles.

Une poésie moderne inspirée du riche folklore orienta, nous conte cette légende ; "Au cours des nuits solitaires, le rêve ardent des hommes s'envole par dessus la mer jusqu'à la frontière des eaux et du ciel et pleure sa passion nostalgique. Les huîtres perlières enferment les larmes qui roulent dans leur coquille et les conservent, changées en perles, comme un bien précieux, jusqu'à ce que l'homme vienne à son tour les leur ravir."

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mardi 13 mars 2007

Les femmes indiennes portaient de toute antiquité des parures de bijoux en or et ivoire, richement incrustées de perles. Elles ornaient leurs cheveux de fleurs et les entremêlaient de rangs de perles, dont elles paraient aussi leur cou et leurs oreilles.

La tradition prétend que déjà Abraham appréciait les perles. Il en aurait orné le lobule des oreilles d'Agar. Le résultat ne se fit pas attendre: la jalouse Sarah eut tôt fait de chasser dans le sésert la séduisante esclave.

Au pays de Chanaan, Salomon, le sage souverain de l'ancien royaume d'Israël, le roi des rois et le roi des magiciens, considérait la perle comme le symbole de la pureté et il aimait son doux éclat et son chatoiment. D'admirables perles ornaient le front du plus sage des rois et celui de la rein de Saba. Salomon accumula en l'honneur de Balkis gemmes et perles de toute beauté et ses navires lui rapportèrent du pays merveilleux d'Ophir une quantité prodigieuse de ces pierres précieuses.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mercredi 7 mars 2007
Dans l'Inde on croyait que le dieu Krischna était le premier à avoir extrait les perles des profondeurs de l'Océan pour en parer sa fille le jour de son mariage. C'est ainsi que, dans les anciens royaumes indous, les perles prirent une place d'honneur parmi les richesses que rois et princes entassaient dans leurs trésors; perles de toutes formes, de toutes tailles, de toutes nuances, dont la vue réjouissait et enivrait les princes. Leurs vêtements étaient abondamment garnis de perles et, parmi leurs bijoux, les perles manquaient bien rarement. De grosses et belles perles faisaient aussi partie de la parure essentielle des brahmanes. Tavernier, le joaillier et voyageur français bien connu, qui visita l'Orient au XVIIe siècle, eut le bonheur d'admirer l'indescriptible magnificence de la cour du Grand Mogol. Il rapporte tout particulièrement son éblouissement devant le trône incrusté de gemmes de couleur, de perles et de diamants; c'est là qu'il vit une perle en poire d'environ 50 carats, suspendue au cou d'un paon perché au dessus du trône.
Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mardi 6 mars 2007
L'attrait que la perle, ce merveilleux produit d'une réaction de défense d'un organisme, exerce sur l'homme, remonte aux âges les plus primitifs. Plusieurs millénaires avant notre ère, perles de rivières aussi bien perles de mer jouissaient dans le Céleste Empire de la faveur générale ; deux millénaires et demi av J.-C. on y utilisait les perles pour s'acquitter des impôts et des taxes. Les Chinois avaient même eu depuis longtemps l'idée d'introduire dans les huîtres perlières de menus objets, notamment des figurines du Bouddha coulés en plomb ou en étain, pour les retirer au bout de deux ou trois ans, enrobées de nacre. Au cours de la deuxième moitié du siècle dernier, dans la seule ville de Hutschefu, environ 5000 personnes s'adonnaient à ce curieux travail, que l'on peut encore observer aujourd'hui sporadiquement. L'inventeur de ce procédé pour l'obtention de perles artificielles serait un certain Ye Jin Yang qui aurait vécu à Hutschefu au XIIIe siècle; aujourd'hui  une fête est célébrée chaque année en son honneur dans un temple particulier par tous ceux qui ont acquis le privilège d'exercer son art, moyennant un don au temple...
Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Samedi 3 mars 2007

C'est sur un balcon surplombant les flots de la mer que la princesse passait maintenant la plus grande partie de ses journées solitaire et aussi, hélas de ses nuits. Et seule la mer avait pitié de la malheureuse : tantôt ses flots lui murmuraient un chant de tendresse et d?amour ; tantôt au contraire les vagues hurlaient au cours d?une tempête qui semblait devoir tout anéantir et la jeune fille distinguait alors souvent dans leurs effroyables mugissements le chant des souffrances perpétuelles de la vie terrestre et de l?union avec la divinité qui délivre de tous les tourments. Et à force d?écouter ces chants berceurs, la peine de la princesse devint moins lourde. Elle put enfin pleurer, les larmes soulagèrent sa douleur, le morne et perpétuel tourment qui lui emplissait le c?ur à l?éclater devint peu à peu moins atroce. On nomma plus tard son balcon le « berceau de la douleur » et encore le « berceau des larmes ». Elle y pleura jusqu?à s?y user les yeux, et un beau matin, après une nuit de tempête particulièrement violente, on l?y trouva morte, un sourire de bonheur sur sa bouche amoureuse. Et toutes les larmes qu?elle avait versées si abondamment durant sa vie solitaire étaient tombées dans la mer, où le dieu de l?Amour et de la Passion en fit des perles. Depuis ce jour, l?amour, les larmes et les perles sont indéfectiblement associés.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Vendredi 2 mars 2007
Que de légendes et de contes a inspiré la perle, ce délicat globule opaque dont le chatoiement doux et froid a fasciné les hommes à travers les âges. Nous relaterons ici quelques-unes de ces traditions.

Il y a bien, bien des années, rapportent les conteurs indous, le Grand Mogol, à Delhi, avait une fille d’une prodigieuse beauté. La grâce et le charme de la belle princesse étaient réputés bien au-delà des frontières de ses domaines et proclamés par tous. Maint roi, maint prince briguaient les faveurs et la main de la jeune princesse. Parmi ces soupirants, deux se distinguaient particulièrement : le rajah d’Haïderabad et de Golconde et celui de Bénarès. Le possesseur du légendaire pays des diamants était riche et puissant, mais déjà âgé. La jeunesse et la beauté étaient au contraire l’apanage du prince Bénarès « possesseur de la meilleure des eaux » et des domaines au-delà des capitales de la science brahmane.

Nous ne serons pas surpris que la fille du Grand Mogol ait donné son cœur au plus jeune. Mais la richesse et la puissance n’étaient pas sans faire impression sur le Grand Gogol, encore qu’il fût lui-même fabuleusement riche et puissant ; aussi se décida-t’il pour le rajah d’Haïderabad. La princesse, troublée jusqu’au fond du cœur, fut désespérée du choix et des projets de son père ; mais pour rien au monde, elle ne voulut renoncer à son amour. A la fin, le Grand Mogol, excédé par sa résistance, entra dans une effroyable colère et fit enfermer la rebelle dans un lointain château.

Le château où elle était confinée était situé au bord de le mer, au milieu de rocs dénudés, escarpés, déchiquetés. Entourée d’une domesticité entièrement dévouée à son père, la fille désobéissante n’y pouvait trouver aucune âme compatissante ; elle dut passer ses jours dans la solitude, la tristesse et l’amertume. Son cœur devint plus lourd, sa peine plus atroce, lorsqu’elle apprit un jour que le fil des jours de son bien-aimé avait été brutalement tranché par son rival. Il était tombé au cours d’un duel et Kali, la déesse de la mort, l’avait emporté.

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Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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