L'ancienne Rome aimait la perle et avait pour elle un véritable engouement ; les perles étaient l'objet d'un luxe incroyable et l'on payait des sommes énormes pour les beaux exemplaires. Depuis les expéditions de Pompée et plus encore après la conquête de l'Egypte, le goût pour les perles prit des formes particulièrement grossières : Pompée fit un jour exécuter un portrait en perles, ridicule contre lequel Pline devait fulminuer plus tard.
Néron fit recouvrir de perles les lits sur lesquels il se livrait à la volupté et à la débauche. Il n'était point rare que les vainqueurs à la lutte ou à la course dans l'arène reçussent en prix des colliers de perles. Aussi les marchands de perles ne manquaient pas d'assister à ces jeux.
Une perle célèbre, pièce unique par sa magnificence et qu'on estime à quelque six millions de serterces, est celle que Jules César offrit à Servilia, la mère de Brutus, en gage d'amour. Beaucoup de Romaines, impératrices, matrones et concubines, possédaient de splendides parures de perles.
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C'est à la déesse de l'Amour, Aphrodite-Astarté-Vénus, que fut consacrée la
Les femmes indiennes portaient de toute antiquité des
C'est sur un balcon surplombant les flots de la mer que la princesse passait maintenant la plus grande partie de ses journées solitaire et aussi, hélas de ses nuits. Et seule la mer avait pitié de la malheureuse : tantôt ses flots lui murmuraient un chant de tendresse et d?amour ; tantôt au contraire les vagues hurlaient au cours d?une tempête qui semblait devoir tout anéantir et la jeune fille distinguait alors souvent dans leurs effroyables mugissements le chant des souffrances perpétuelles de la vie terrestre et de l?union avec la divinité qui délivre de tous les tourments. Et à force d?écouter ces chants berceurs, la peine de la princesse devint moins lourde. Elle put enfin pleurer, les larmes soulagèrent sa douleur, le morne et perpétuel tourment qui lui emplissait le c?ur à l?éclater devint peu à peu moins atroce. On nomma plus tard son balcon le « berceau de la douleur » et encore le « berceau des larmes ». Elle y pleura jusqu?à s?y user les yeux, et un beau matin, après une nuit de tempête particulièrement violente, on l?y trouva morte, un sourire de bonheur sur sa bouche amoureuse. Et toutes les larmes qu?elle avait versées si abondamment durant sa vie solitaire étaient tombées dans la mer, où le dieu de l?Amour et de la Passion en fit des perles. Depuis ce jour, l?amour, les larmes et les
Que de légendes et de contes a inspiré la 







