Présentation

Lundi 28 avril 2008
Bague en perle noire de Tahiti - Nacre
La nacre est constituée de couches superposées de cristaux d'aragonite disposés parallèlement les uns aux autres (épitaxie), renforcées par un réseau de conchyoline (matière organique de type kératine). Ces couches forment à la surface de la nacre non travaillée des petites falaises sinueuses d'allure très caractéristique qui, observées à la loupe, évoquent les lignes de niveau d'une carte géographique. Sculptée et polie, la nacre laisse percevoir ces zones d'accroissement qui évoquent alors les fibres du bois.

 

Lorsque la nacre comporte des lits de différentes couleurs, la texture parallèle de chaque lit est tournée de 90° par rapport à celle du lit adjacent. Les grains sont alors croisés.

 

Chimiquement, la nacre est constituée en moyenne de 85% de carbonate de calcium, 12% de matières organiques et 3% d'eau. Elle est peu résistante à la rayure (macrodureté 3,5) et aux chocs malgré une cohésion améliorée par son réseau de conchyoline. Elle craint les acides et la dessiccation qui la fait se craqueler irrémédiablement. Sa densité varie de 2,75 à 2,80.

 

Macroscopiquement, la nacre présente de douces iridescences, dites orient, perpendiculairement aux couches élémentaires. Parallèlement à ces couches, elle montre un aspect chatoyant développé par la taille en cabochon ou en boule. Sa couleur varie selon le mollusque sécréteur. Elle peut être teinte.

Par Arnaud - Publié dans : Perles de culture
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Jeudi 24 avril 2008
Camée coquille
Sécrétion calcaire du manteau des mollusques, constituant l'intérieur de leur coquille.

 

Histoire de la nacre

 

Du persan nakar, de l'arabe naqqâra, ce mot a donné d'abord naccaro, puis nacchera en italien.

 

Les parures en coquillages sont connues dès l'époque préhistorique. Les populations polynésiennes utilisaient certains coquillages en guise de monnaie. La nacre est employée depuis l'Antiquité en incrustations, en compagnie de l'écaille, de l'ivoire. Les cabinets de la Renaissance, en particulier, en étaient souvent décorés.

 

Depuis la Renaissance italiennes, les coquilles épaisses, à couches de nacre de deux couleurs, servent à sculpter des camées-coquille. Cette mode fut importée en France lors des guerres d'Italie d'où François Ier fit venir de célèbres graveurs (tel Matteo dal Nassaro, nommé directeur des Monnaies).

 

Parmi les camées-coquille de cette époque, le bracelet de Diane de Poitiers et les boutons d'Henri IV représentant les douze césars, ont une certaine notoriété.

 

Le camée-coquille fut en vogue au XVIIIe siècle, à la Belle Epoque, et l'on continue d'en fabriquer aujourd'hui en série, notamment à Torre del Greco (Italie).

 

Des coquilles entières (nautiles), dont seule la nacre est conservée, furent montées en aiguières au XVIIIe siècle.

 

Au XIIIe siècle, les Chinois faisaient nacrer par des mollusques d'eau douce des objets, tels des bouddhas destinées aux pèlerins.

Par Arnaud - Publié dans : Perles fines
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Mardi 22 avril 2008

Et voici quelques conseils pour garder vos perles belles et éclatantes années après année, tout comme au premier jour :


- Porter vos bijoux en perles (colliers, pendentifs) après vous être parfumé. Pour cela, patientez jusqu'à ce que le cou soit bien sec. Pour les bagues, c'est le même principe. De manière générale, évitez les contacts entre les perles et vos produits de soin personnel.


- Pensez à essuyer les perles à l'aide d'un chiffon doux, et ce, à chaque fin d'utilisation. De cette façon, vous chassez la transpiration (la transpiration possède une teneur acide) ainsi que d'éventuelles saletés (en provenance de l'extérieur) pouvant se déposer sur les perles.


- De façon périodique, lavez délicatement vos perles à l'aide d'une eau savonneuse, bien les rincer ensuite puis les étendre dehors sur une serviette pour les sécher.


- De temps à autre, humecter vos perles et polissez les délicatement avec une goutte d'huile d'olive


- Séparez vos perles des autres bijoux, ceci afin d'éviter d'éventuelles éraflures.


- Portez vos colliers une fois par an chez votre bijoutier pour qu'il les ré enfile avec un fil de soie. Le nouage des perles est très important, dans la mesure où il les protège. Il empêche également la perte des perles en cas de rupture accidentelle du fil.


Voir aussi :
Entretien des perles

Par Arnaud - Publié dans : Perles de culture
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Lundi 21 avril 2008
Ferme perlière - Perliculture - Perle de Tahiti
Vente aux enchères de perles - Perle de Tahiti
Vente aux enchères de perles de Tahiti
Greffeur de perles - Perle de Tahiti - Huître perlière
Opération de greffage - Perle de Tahiti
Introduction d'un greffon dans une huître perlière - Perle de Tahiti
Triage de perles de Tahiti - Triage manuel de perles
Paysage polynésien - Tahiti - Polynésie française
Triage selon la taille - Perles de culture de Tahiti
Constitution de rangs de perles - Collier perles de Tahiti - Perles noires
Vahinés de polynésie française
Tahiti
Par Arnaud - Publié dans : Perles de Tahiti
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Mardi 15 avril 2008

Voici un article tiré du Figaro Magazine qui m'a parut intéressant à diffuser :


Hussein Al Fardan, PDG du groupe qui porte son nom, ne possède pas seulement 10 millions de perles de nacre : il fait bâtir une île artificielle de 400 hectares dans le golfe Persique. En forme de collier de perles, bien sûr.


Belles, rondes, elles ont un teint rosé exceptionnel. Dans l'immense pièce où nous sommes, elles passent de main en main, réveillant un instant quelques sentiments inavouables. Elles ont quitté la Suisse, la France ou l'Asie sous escorte pour rejoindre l'homme qui les a fait venir au Qatar. Il n'a pas regardé à la dépense : 300 000 euros pour l'une, 500 000 pour l'autre, et 1,2 million d'euros pour la dernière arrivée. « L'unique n'a pas de prix », soupire Hussein Al Fardan, PDG du groupe Al Fardan et plus grand collectionneur de perles au monde. Il en possède plus de 10 millions et prétend reconnaître chacune à son reflet. Il les achète dans les salles des ventes du monde entier ou par téléphone lorsqu'il ne peut se déplacer. Elles sont enfermées dans de gros sacs de feutre rouge sur lesquels veille, du levant au couchant, son bras droit indien, Abdallah Al Khatri. Lorsqu'il arrive à cet influent homme d'affaires qatarien d'avoir du vague à l'âme, il décroche son téléphone et dit à Abdallah Al Khatri : « Come. » S'ensuit un rituel vieux de deux décennies : Abdallah Al Khatri voile de rouge la grande table en loupe de la salle de réunion et sort des coffres des dizaines de sacs. Une fois ouverts, les perles reviennent à la vie, régénérant par leur éclat l'âme momentanément lasse de Hussein Al Fardan. « Je peux passer des heures à les admirer, explique-t-il, car il n'y a rien de plus beau au monde. Je refais les gestes de mon grand-père et de mon père, qui m'ont transmis leur passion pour les perles, et cela m'apaise. »


Seul face à sa table, au septième étage de son immeuble, le collectionneur retrouve les gestes des commerçants d'antan au retour des boutres. Il plonge une fine cuillère en bronze dans un des sacs, en verse le contenu dans un mounkhal (tamis). Se saisit ensuite des perles calibrées, les pèse sur une minuscule balance avec des poids en cornaline et regarde enfin sur un carnet centenaire combien de chaw représente chaque perle (10 carats équivalent à 65,18 chaw).


« Je vais vous montrer maintenant ce que je n'ai jamais montré à personne », dit-il avant d'appeler deux hommes de confiance en renfort.


Surgissent alors d'un vieux coffre en bois, de grands écrins noirs, de sacs en velours ou de boîtes métalliques des montagnes de perles que le PDG du groupe Al Fardan fait couler en torrents sur la table. A sa droite, il installe des boucles d'oreilles et des colliers de trois ou quatre rangs, inestimables. A sa gauche, il dispose des perles microscopiques autour d'une poignée de perles baroques que lui tend un de ses employés.


« Qu'y a-t-il de plus séduisant que leur irrégularité naturelle ? » murmure-t-il en les libérant. L'homme, pressé de tout montrer, ordonne : « Sortez les bracelets, la tiare, les perles noires. » Nous sommes désormais au bord d'un lac de perles.


Léonard Rosenthal, le célèbre bijoutier, auteur du Royaume de la perle en 1919, ne s'y était pas trompé. Chaque année, en septembre, à la fin de la saison de la pêche, malgré la canicule, il venait choisir lui-même les plus belles perles du Golfe pour leurs reflets rosés. « Et comme les Parisiennes en étaient folles, on a vite parlé de "rosée parisienne" », ajoute Hussein Al Fardan, qui dévoile ensuite deux perles quasiment identiques (fait rarissime) montées en collier, ainsi que quelques perles noires du Golfe, dont l'éclat naturel, assure-t-il, soutient celui de toutes les perles noires de Tahiti. « Cléopâtre les broyait pour pailleter de lumière sa peau. Dans les Emirats, on les consomme pour soigner certains maux », assure le businessman.


Il a fallu assécher 410 hectares en pleine mer


Trois Indiens pétrifiés de respect, un homme d'affaires envoûté par des millions de perles répandues sur une table : le spectacle est peu banal. Mais il ne s'arrête pas là. Hussein Al Fardan nous emmène ensuite découvrir la plus incroyable de ses perles : une île artificielle de 4,1 millions de mètres carrés en forme de perles à 350 mètres de la côte. Il a fallu assécher 410 hectares en pleine mer, les remplir de 16 millions de mètres cubes de terre dragués dans l'eau et arrachés à la côte. Les travaux ont commencé le 20 juillet 2004 et Pearl Island a été stabilisée deux ans plus tard. Trente mille ouvriers de 30 nationalités y travaillent douze heures par jour cinq jours par semaine pour que l'île soit achevée en 2011 !


« Longtemps, j'en ai rêvé, explique Al Fardan. C'est la United Development Company, dont je suis le PDG, qui a veillé à sa construction. »


Fondée en 1999, l'UDC est l'un des principaux investisseurs publics du Qatar. Sa mission consiste à investir dans des projets à long terme dans le but d'enrichir l'Emirat et les actionnaires.


Comment Pearl Island est-elle agencée ? « L'île est en fait un village universel », répond Khalil Jawhari, directeur général de l'ingénierie et de la construction. Il y aura deux immenses marinas principales, rondes comme des perles, Porto Arabia et Viva Bahriya, et une quinzaine de quartiers aux noms évoquant eux aussi la Méditerranée. Qanat Quartier, sillonné par des canaux, rappellera Venise. Giardino Quartier sera plongé dans la verdure et Isola Dana, un chapelet de neuf îles privées reliées par une route centrale, sera le must du must. Abraj Quartier, avec sa dizaine de tours de luxe, proposera des appartements exceptionnels.


16 000 appartements et villas, 1 100 boutiques de luxe


Plus précisément, Pearl Island sera à 80 % résidentielle, et commerçante pour les 20 % restants. Seize mille appartements, villas de luxe, studios se répartiront dans les différents quartiers de l'île. Onze cents boutiques couvriront 250 000 mètres carrés afin de vendre tout ce que les habitants pourraient vouloir acheter ; Bentley, aspirine, sac Hermès, valises Vuitton, Rolex, etc. Une Pearl card permettra de régler des soins médicaux au Pearl Hospital ou l'inscription des enfants à l'école, et de payer ses charges (20 dollars par mètre carré et par an). Mais aussi de rentrer chez soi ou de sortir de son parking. Trente-cinq kilomètres de plages de sable, exporté d'Arabie saoudite pour sa finesse, accueilleront les adeptes de la fête dans une zone trendy ou, plus loin, les sportifs amateurs de voile ou de ski nautique. Cent kilomètres de routes permettront aux 45 000 habitants et aux 45 000 personnes travaillant sur l'île de se déplacer. La plus grosse usine d'air conditionné au monde délivrera 120 000 tonnes d'unités réfrigérantes, tandis que 50 kilomètres de tuyaux souterrains évacueront discrètement les déchets vers un centre de prétraitement. Une usine de désalinisation a été conçue pour les besoins de l'arrosage des jardins et fournira en cas de problème 35 000 mètres cubes d'eau par jour si le gouvernement qatarien en était empêché. Il y aura trois grands hôtels internationaux et trois boutiques-hôtels. Deux cents restaurants, du bistrot au 4 étoiles, fonctionneront sans relâche et cinq ou six beach-clubs veulent concurrencer La Voile Rouge de Saint-Tropez.


En prévision d'un éventuel réchauffement de la planète, Pearl Island a été construite à 2,5 mètres au-dessus du niveau de la mer, et peut résister à de violentes tempêtes, aux vents supérieurs à 150 km/h. Elle a été conçue pour arrêter toute marée noire en provenance de la région des puits de pétrole, au nord. Au moment de sa construction, tout a été prévu pour protéger la faune et permettre à l'eau de circuler.


« D'autres îles de ce type dans la région n'ont pas tenu compte de l'importance vitale des courants et ont créé sans y prendre garde des zones d'eau stagnante. Dans une région où il fait 50 degrés l'été, cela ne pardonne pas », avoue un ingénieur.


La sécurité est une des priorités de la United Development Company. Des caméras opéreront dans toutes les zones publiques, des bateaux patrouilleront 24 heures sur 24 le long des plages. Car il s'agit d'offrir aux privilégiés de Pearl Island un confort maximal, qu'ils soient propriétaires d'un studio, d'une île privée ou d'un 700 mètres carrés, assure-t-on sur place.


Depuis des mois, les ventes s'envolent. On parle d'une tour qui a été vendue 500 millions de dollars en soixante minutes. Toutes les îles ont trouvé propriétaire. Des membres des familles princières ou royales de la région. A 25 millions de dollars l'unité... Cent Français se sont déjà portés acquéreurs. Ont-ils acheté des studios à 400 000 dollars ou des villas de bord de mer à 5 millions de dollars ? Les prix varient tous les jours.


« Des people du monde entier se sont mis sur les rangs, explique Walid Maalouf, general manager pour tout ce qui touche à l'hôtellerie et à l'ambiance sur Pearl. Nous voulons à court terme concurrencer Marbella, Saint-Tropez, Ibiza. »


Plus qu'une île, Pearl Island est un véritable défi. Défi à l'austérité de certains gouvernements si proches géographiquement, défi aux fondamentalistes qui ne supportent pas la modernité.


Des années après la création de la chaîne d'information al-Jezira, qui avait fait grand bruit, le « vilain petit Qatar » fait une fois de plus parler de lui.


L'Emirat a visiblement choisi de briller de l'éclat profond de ses perles.


Retrouver cet article sur le
Figaro Magazine

Par Arnaud - Publié dans : Perles de culture
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Mercredi 2 avril 2008

Les récoltes de perles ont principalement lieu entre juillet et décembre, et vendues notamment par le biais de ventes aux enchères internationales annuelles. Je listerai les plus importantes ici, à savoir :  

- Cinq à Hong Kong : Fin février ou début mars, juin, septembre et début novembre.


- Deux à Kobe (Au Japon).


Petit coup d'œil sur le calendrier 2008 de ventes aux enchères consacrées aux
perles de Tahiti :

- Le 21 et 22 mars à Tahiti : 2ème V.I.P (Vente International de Perles de culture de Tahiti)


- Le 3 et 4 décembre à Hong Kong : 5ème VAE Poe Rava Nui Intl.


Les perles de culture de Tahiti sont également vendues par contrats privés entre les producteurs et les négociants.


C'est notamment notre cas. Selon la conjoncture annuelle, nous décideons de privilégier davantages nos achats de perles via les traditionnelles ventes aux enchères, ou alors et c'est ce qui arrive le plus souvent, nous nous déplaceant directement au sein des fermes de perliculture.

Par Arnaud - Publié dans : Perles de Tahiti
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