On trouve des perles de grand prix dans les collections de la maison d'Autriche et parmi les bijoux de la couronne en France, comme dans le célèbre musée de Dresde. La "Pellegrina", perle célèbre des frères Zosima, est aujourd'hui au Musée de Moscou. De grosseur moyenne, elle est exceptionnelle par sa pureté de forme et par son orient. On prétend qu'elle serait identique à la "reine des perles" volée jadis dans les bijoux de la couronne de France.
Aux Indes, le souverain de Baroda est riche en perles splendides, il possède entre autres un tapis de perles et de pierres précieuses de 10 pieds 1/2 de long sur 6 de large. La valeur d'un tel tapis est inappréciable.
La chah de l'Iran possède de nombreuses perles de grand prix. La plus ancienne parure de perles qu'on ait conservée est au Louvre dans la galerie iranienne. C'est un fragment de la parure d'une princesse persane, à Suze, en 520 av JC.
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Tavernier nous décrit la plus grosse des perles qu'il ait jamais vue tant en Orient qu'en Occident, une perle en poire appartenant au Chah d'Iran. Pêchée à Catif sur la côte arabe, cette perle avait été acquise par le chah pour 32000 toumans. Par la suite, Tavernier eut l'occasion de voir chez le sultan de Maskat, en Arabie, une perle parfaitement ronde, du plus beau blanc et d'un orient des plus vifs. Il estima cette perle d'environ 40 carats à 80.000 francs.
Le South-kensigton Museum à Londres possède une des perles les plus grosses et les plus précieuses du monde. Elle provient de la collection du célèbre banquier Hope. Elle pèse dans les 450 carats. On a pêché sur les côtes occidentales de l'Australie une des plus extraordinaires productions perlières, la "Croix du Sud". Elle est formée de 9 perles coalescentes dont 7 s'alignent dans un sens et 2 dans le sens perpendiculaire, de manière à former très exactement une croix. Sa valeur était estimée il y a des années à 20 000 livres.
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Le prince électeur Maximilien de Bavière envoya en 1635, comme gage d'amour à sa fiancée, la fille de l'empereur Ferdinand II, un collier de 300 perles choisies, dont chacune valait 1000 florins.
Parmi les 15 colliers du trésor de Christian IV, roi de Danemark, deux attiraient spécialement l'attention par la grosseur et la régularité de forme de leurs perles.
La République de Venise, en 1537, envoya au Commandeur des Croyants, Soliman II, parmi maint autre cadeau, une perle qui devait valoir dans les 100.000 talers.
La reine de Chypre, la sage et charmante Vénitienne Catherine Cornaro, avait une vive passion pour les perles, conforme à la tradition de sa patrie d'origine. Elle possédait une parure de perles d'une grande valeur, qu'à immortisalisé son portrait.
La pape Paul II acheta une perle à un joaillier vénitien pour 140.000 ducats. Léon X en acquit une autre pour 90.000 talers.
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Monsieur, frère du roi, l'époux de la célèbre princesse palatine, Charlotte Elisabeth, aimait aussi se parer de perles. C'était dit Saint Simon, un petit homme ventru, toujours paré comme une femme, plein de bagues, de bracelets, de perles et de pierreries. La perle baroque que le Roi offrit à Mme de Maintenon pesait presque 28 carats. Elle représentait un torse d'homme. D'après un relevé de compte de 1791, le trésor royal renfermait à cette époque des perles pour une valeur d'un million de francs or. Deux de ces perles atteignaient respectivement le poids approximatif de 27 et 58 carats.
Une autre perle baroque n'est pas moins notoire, c'est celle qui constitue la pièce centrale du joyau canning. Cette parure fut vendue aux enchères publiques à Londres en 1931 pour la somme de 10.000 livres anglaises. Une note de presse de l'époque dit de ce joyau: "Ce pendentif d'environ 10cm de longueur, et que l'on croit être l'oeuvre de Benevenuto Cellini, représente un triton dont le torse est fait d'une seule perle d'environ 2cm 1/2. Le trident qu'il tient est orné de diamants. Le pendentif est en outre serti de rubis, de perles et de diamants. Ce bijou aurait été offert au XVIe siècle par le prince Médicis de Florence à un emperuer des Indes.
A la prise de Delhi pendant la mutinerie indienne, il avait été trouvé dans les trésors du roi Oudh et remis au gouvernement de l'Inde. Lord Canning, premier vice roi de l'Inde, s'en redit acquéreur. Lorsque sa collection fut vendue en 1863, le bijou devint la propriété du marquis de Clanricarde, qui le légua en 1927 au Vicomte Lascelles, maintenant lors Harewood.
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