La nacre est constituée de couches superposées de cristaux d’aragonite disposés parallèlement les uns aux autres (épitaxie), renforcées par un réseau de conchyoline (matière organique de type kératine). Ces couches forment à la surface de la nacre non travaillée des petites falaises sinueuses d’allure très caractéristique qui, observées à la loupe, évoquent les lignes de niveau d’une carte géographique. Sculptée et polie, la nacre laisse percevoir ces zones d’accroissement qui évoquent alors les fibres du bois.
Lorsque la nacre comporte des lits de différentes couleurs, la texture parallèle de chaque lit est tournée de 90° par rapport à celle du lit adjacent. Les grains sont alors croisés.
Chimiquement, la nacre est constituée en moyenne de 85% de carbonate de calcium, 12% de matières organiques et 3% d’eau. Elle est peu résistante à la rayure (macrodureté 3,5) et aux chocs malgré une cohésion améliorée par son réseau de conchyoline. Elle craint les acides et la dessiccation qui la fait se craqueler irrémédiablement. Sa densité varie de 2,75 à 2,80.
Macroscopiquement, la nacre présente de douces iridescences, dites orient, perpendiculairement aux couches élémentaires. Parallèlement à ces couches, elle montre un aspect chatoyant développé par la taille en cabochon ou en boule. Sa couleur varie selon le mollusque sécréteur. Elle peut être teinte.







lun, avr 28, 2008
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