Au début du XXe siècle, la nacre, éventuellement
teinte, était essentiellement employée pour la fabrication de boutons. Un atelier de 25 ouvriers qualifiés produisait alors 20 000 boutons par jour.
Tabletterie et incrustations sont toujours à la mode aujourd'hui. De nombreux coffrets sont ainsi fabriqués artisanalement (Espagne, Maroc, Inde, Philippines,...) à l'intention des touristes. Dans les îles, des coquilles décoratives, notamment les porcelaines, sont montées en colliers.
Les charnières des coquilles des mulettes d'eau douce possèdent des protubérances nommées dents qui étaient détachées pour leur utilisation en bijouterie, notamment pour l'ornementation des épingles à chapeau. La dent d'unio est la plus connue. Taillée en boules ou en petits corps géométriques divers (cylindriques, etc..) destinés à être montés en collier, la nacre peut évoquer la perle ou l'ivoire. Taillée en cabochon pour développer l'effet œil de chat, la nacre peut évoquer des pierres chatoyantes. La dénomination œil chinois ne doit pas cependant lui être alors appliquée, car ce terme désigne l'opercule calcaire polychrome à structure spiralée, sécrétée par le pied de l'escargot de mer (Turbo petholatus) pour clore sa coquille lorsqu'il est rétracté (cette plaque circulaire de 12 à 25mm de diamètre, légèrement bombée, à un faciès d'agate nicolo).
Le camée-coquille est sculpté dans la partie externe blanche de la coquille, la partie rose ou rouge formant le fond du sujet représenté. La gravure est convexe. La partie inférieure lisse concave permet d'observer la texture caractéristique de ces nacres pratiquement sans orient (flamme rose clair sur fond plus foncé).
Le camée-coquille doit être bien différencié des véritables camées, sculptés sur agates à deux ou trois couches.