Après les victoires des légions en orient au IIe siècle Av JC, les romains transférèrent leur butin à Rome. Au triomphe de Pompée, un trophée de perles est offert à Jupiter Capitolin, et les riches romaines se mirent à dépenser des fortunes pour se parer de bijoux en perles: César lui même, aurait offert à Servilia, mère de Brutus, une perle de six millions de sesterces (somme considérable pour l’époque au vue des dépenses annuelles d’une famille pompéienne moyenne, environ 2500 sesterces… en tout état de cause, je ne saurai faire la conversion en euros…).
Ces dépenses somptuaires, vivement critiquées, n’en continuèrent pas moins. A l’époque impériale, pour se distinguer des péripapéticiennes qui exhibaient une seule grosse perle à l’oreille, les matronnes des classes dirigeantes portaient des boucles d’oreilles constituées de deux à trois perles poires, qui tintaient en se heurtant au rythme de leur marche, d’où le nom de crotale donné à ces bijoux.
Après une période d’oubli due aux grandes invasions, la perle est de nouveau à l’honneur au temps de la Renaissance; Les parures de bijoux en perles des Ducs de Bougogne Philippe II et Charles le Téméraire éblouirent leurs contemporains. Ce furent aussi les découvertes de nouvelles routes commerciales et de nouvelles contrées où la perle était connue et appréciée qui favorisèrent son importation en grandes quantités.







mar, oct 17, 2006
Perles fines