Du Pérou au Mexique, les Espagnols trouvèrent de nombreuses parures de bijoux et des trésors de perles qu’ils s’approprièrent, tel celui de Moctezuma à Tenochtitlàn (Mexico actuelle). Les soldats espagnols obligèrent si rudement les indigènes à pêcher les perles (sur les côtes de l’actuel Vénézuela notamment) que les missionnaires jésuites durent intervenir à édicter des règlements. A Ceylan, Sri Lanka, les Portugais exigeaient un tribut en perles dès 1506. Et les perles furent l’objet de spoliations et de spéculations: Elisabeth Ire d’Angleterre s’appropria les perles que Marie Stuart avait reçues de Catherine de Medicis.
Geogibus de Calais, un négociant à qui Philippe IV, roi d’Espagne de 1611 à 1655, demandait devant une perle noire de 126 carats dite depuis l’Incomparable, qui lui était proposée: "Comment avez vous pu mettre toute votre fortune dans une si petite chose?", lui aurait répondu,:"Sire, je savais qu’il y avait au monde un roi d’Espagne pour me l’acheter", et Philippe l’aurait acheté pour 80 000 ducats.
Tous les trésors royaux recelaient des perles: le trésor de perles de la Couronne de France estimé d’après l’inventaire de 1791 à un million de francs (franc germinal) comportait entre autres un perle estimée 200 000 francs…
Au XIXe siècle, les perles étaient à la mode dans le monde entier, aussi bien dans la Russie du tsar Alexandre II que dans l’Angleterre de la reine Victoria; du 12 au 13 mai 1887, la République mit aux enchères les bijoux de la Couronne de France: le montant de la vente des perles atteignit 12 161 000 francs (francs d’or) et nombre d’entre elles partirent pour les Etats Unis.







mer, oct 18, 2006
Perles fines