Les perles rendent la jeune fille candide, la jeune femme pure. Symboles de foi, de pureté et d’ardeur religieuse, elles étaient couramment offertes au siècle dernier aux communiantes françaises, sous forme d’un collier en perles. Symbole des amours permises et des tendresses, elles marquaient les fiançailles.
En 1635, le prince électeur de Bavière, Maximilien, offrait un sautoir en perles composé de 300 perles à sa fiancée, comme gage d’amour; et, au siècle dernier, une perle montée sur une bague était généralement offerte à la fiancée le jour des fiançailles.
A la Renaissance, les perles furent considérées comme des gouttes de rosée solidifiées par les mollusques qui les captaient au petit matin: leur beauté dépendait du temps qu’il faisait lors de leur conception et le tonnerre provoquait des soufflures de perle.
Des vertus thérapeutiques furent aussi prêtées à la perle, absorbée broyée dans une boisson:
- Remède contre la folie à Rome, où c’était à l’époque classique une marque d’estime, voire de passion, de vider à la santé de l’ami une coupe de vin dans laquelle l’on avait fait dissoudre une perle;
- Remède contre les embarras gastriques en Chine;
- Fortifiant au XVIIe siècle: il était conseillé de préparer une "eau perlée" en broyant une perle dans du jus de citron, "très admirable pour réparer les forces, et comme ressusciter les mors"


20 octobre 2006
Perles fines