Une perle se raye facilement (dureté de l’aragonite: 3.5) mais sa structure maintenue par le filet organique de conchyoline la rend assez résistante au choc; bien sur, un coup un peu brutal risque de fêler et de décoller la couche perlière supérieure, et il peut alors se former une fenêtre, qui ne pourra être supprimé qu’en "pelant" soigneusement la perle, si la couche sous jacente est d’un bel orient. Malgré leur structure en couches emboîtées les unes dans les autres, les perles sont peu élastiques et la "danse des perles" décrivant le roulement des perles d’un collier brisé n’est qu’une image poétique.
Calcaire et organique, la perle est sensible aux agents atmosphériques: elle "vit", dans toute l’acceptation du terme. Par grande chaleur, elle peut se dessécher et se craqueler: c’est le sort des colliers qui demeurent enfermés au fond d’un coffre de banque (la perle embellit celle qui la porte, qui elle même la valorise en l’hydratant). Ce qui altère calcaire et matières organiques altère aussi la perle, et notamment les acides gras, les parfums, la transpiration, etc. Elle "meurt": sa couleur verdit, son orient ternit et il n’est guère possible de réparer les dégâts.







mar, oct 31, 2006
Perles fines