Au XIXe siècle, la très forte demande risquait de conduire à la destruction des bancs de méléagrines exploités jusque-là avec modération : 1640 à 1768, les Hollandais, qui avaient relayé les Portugais à Ceylan (Sri Lanka), n’autorisaient la pêche que 20 jours tous les trois ans, et prélevaient d’ailleurs 50% de la récolte comme impôt ; mais les Anglais, successeurs des Hollandais, firent une exploitation intensive, si bien que, pour permettre aux bancs de se renouveler, il n’y eut pas de pêche à Ceylan de 1845 à 1862 et, en 1863, la pêche fut limitée à 200 bateaux pendant 12 jours.
Toutefois, le développement de la culture perlière à partir du début du XXe siècle, puis l’introduction sur le marché des perles de culture dans les années 1920 contribuèrent à l’effondrement du cours des perles fines ordinaires (un collier de perles, qui représentait avant la Première Guerre mondiale un pouvoir d’achat équivalent à celui d’une villa de huit pièces). Cependant, les perles fines, remarquables par leur taille et leur orient restent toujours très demandées.


1 décembre 2006
Perles de culture