Le stock mondial de perles fines ne se renouvelle pratiquement pas, car aucune campagne de pêche de perles n’est plus organisée depuis la dernière guerre ; Leur commerce est avant tout un commerce de revente, dont le marché reste cependant fermé. Paris et Londres demeurent, au stade du négoce, des places importantes. Certaines perles exceptionnelles sont proposées dans les ventes organisées en Suisse notamment par Sotheby et Chritie’s : des boucles d’oreilles en perles ayant appartenu à Marie Antoinette y furent vendus. le plus souvent, les perles des vieilles familles européennes sont exportées vers les Etats Unis.
Après leur récolte, les perles de culture sont essentiellement négociées par masses (ensemble de fils de perles de culture de même diamètre) à Kobe, à Tokyo et à Shanghai, Canton… la qualité des perles est d’ailleurs étroitement surveillée par les gouvernements respectifs. Les acheteurs s’efforcent de faire aussi passer par le Japon les productions étrangères (perles de culture d’eau douce chinoises, perles de culture des mers du Sud), mais ils ne peuvent éviter l’extension géographique des fermes : Papeete est devenu un marché pour la production de la Polynésie française. Londres et Paris conservent leur vieille tradition et commercialisent les perles de culture pour l’Europe. La majeure partie des perles de culture à noyau de nacre est toutefois commercialisée aux Etats Unis (par new York et Los Angeles) et la majeure partie des perles de culture à noyau organique au Moyen Orient (par Beyrouth) et en Orient (par Hong Kong, Shanghai, Canton).


4 décembre 2006
Perles de culture