On rapporte que Cléôpâtre, qui possédait deux perles
d’une admirable beauté, fit un jour, à la suite d’un pari, dissoudre l’une d’elles, d’une valeur de cinq millions de sesterces, dans le vin qu’elle but en l’honneur de Marc Antoine, son hôte.
Comme la belle Egyptienne se disposait à traiter la seconde perle de la même manière, Lucius Plancus l’arrêta et déclara Antoine vaincu : le pari s’était en effet engagé sur cette gageure que la reine était incapable de consommer pour dix millions de sesterces au cours d’un seul repas.
La perle sauvée devait par la suite orner la statue de Vénus au Panthéon. De la même reine on rapporte encore qu’elle se fit édifier un tombeau entièrement tapissé de perles.
Les Romains tenaient pour un remède de choix contre la folie un mixture de perles broyées et d’eau distillée. Quant aux Chinois, c’est contre les embarras gastriques qu’ils avalaient de la poudre de perles.
Plus tard, vers 1600, dans la pharmacopée anglaise, on recommandait, comme fortifiant, la poudre de perles dans le jus de citron.


20 avril 2007
Histoire de perles