Dans les parures polychromes de la Renaissance, les perles étaient rarement absentes et les vêtements étaient souvent aussi brodés de perles. Le temps du baroque en revanche apporta avec lui le goût pour une décoration moins bariolée. Le diamant et la perle furent particulièrement en faveur et portés surtout isolément comme bijoux.
Phillippe, le puissant duc de Bourgogne, portait, dit on des vêtements noirs unis et ne se parait que de diamants et de perles. Son écharpe garnie de perles devait valoir un demi-million de francs. Le manteau d’or orné de perles dans lequel Charles le Hardi de Bourgogne éblouissait le Reichstag à Trèves était estimé à 200.000 florins.
Le grand conquistador Cortez passe pour avoir emporté lors de son retour dans l’ancien monde, une grosse perle d’une admirable beauté, délicatement teintée de rose. Un jour que, à bord de sa caravelle, fier de la possession d’un pareil joyau, il le montrait à un ami, la perle lui glissa des mains et tomba à la mer. Cortez vit dans cette perle un funeste présage. Plus tard, ce sombre pressentiment se vérifia…. et plus jamais il ne régna sur le Nouveau Monde.


6 juin 2007
Perles fines