
Monsieur, frère du roi, l’époux de la célèbre princesse palatine, Charlotte Elisabeth, aimait aussi se parer de perles. C’était dit Saint Simon, un petit homme ventru, toujours paré comme une femme, plein de bagues, de bracelets, de perles et de pierreries. La perle baroque que le Roi offrit à Mme de Maintenon pesait presque 28 carats. Elle représentait un torse d’homme. D’après un relevé de compte de 1791, le trésor royal renfermait à cette époque des perles pour une valeur d’un million de francs or. Deux de ces perles atteignaient respectivement le poids approximatif de 27 et 58 carats.
Une autre perle baroque n’est pas moins notoire, c’est celle qui constitue la pièce centrale du joyau canning. Cette parure fut vendue aux enchères publiques à Londres en 1931 pour la somme de 10.000 livres anglaises. Une note de presse de l’époque dit de ce joyau: "Ce pendentif d’environ 10cm de longueur, et que l’on croit être l’oeuvre de Benevenuto Cellini, représente un triton dont le torse est fait d’une seule perle d’environ 2cm 1/2. Le trident qu’il tient est orné de diamants. Le pendentif est en outre serti de rubis, de perles et de diamants. Ce bijou aurait été offert au XVIe siècle par le prince Médicis de Florence à un emperuer des Indes.
A la prise de Delhi pendant la mutinerie indienne, il avait été trouvé dans les trésors du roi Oudh et remis au gouvernement de l’Inde. Lord Canning, premier vice roi de l’Inde, s’en redit acquéreur. Lorsque sa collection fut vendue en 1863, le bijou devint la propriété du marquis de Clanricarde, qui le légua en 1927 au Vicomte Lascelles, maintenant lors Harewood.
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lun, juil 2, 2007
Perles fines