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Lundi 7 mai 2007

La baronne Staff dit encore : "La femme aime son collier de perle d'un autre amour que ses diamants... et la perle aime celle qui la porte sur son sein."

C'est avec difficulté que se développèrent les relations des peuples du Bassin méditerranéen et de l'Orient avec ceux du Nord de l'Europe. Les échanges commerciaux, depuis leur origine, s'effectuèrent essentiellement par l'intermédiaire des tribus nomades de l'Europe centrale, de la zone des steppes qui s'étend au Nord de la mer Noire et de la Caspienne.

Bien rares étaient les marchands assez audacieux pour se lancer dans des expéditions jusqu'aux terres glacées sans soeil, car de tels voyages comportaient de rudes privations et des dangers considérables.

C'est pourquoi la connaissance des richesses et du luxe du monde méditerranéen antique ne pénétra que relativement tard dans les contrées boréales. C'est seulement l'Empire perse, puis Rome et Byzance qui firent connaître dans le nord la valeur des gemmes et des perles.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mercredi 2 mai 2007

Il ne faudrait pas imaginer que, réciproquement, les perles apportent les larmes avec elles. Elles sont seulement le symbole des larmes versées par les souffrances imméritées et ainsi elles sont agréables au Dieu d'amour et de miséricorde. D'après une légende de Ceylan, Adam et Eve auraient passé 500 années entière sur cette île. Les larmes qu'ils y avaient versées sur la mort tragique d'Abel y remplirent un lac, au fond duquel on trouva plus tard des perles du plus bel orient et des joyaux "nés de l'amour et de la douleur".

Plus tard on prétendit que la perle était la pierre de l'amour: "C'est qu'elle rend la beauté irrésistible... Elle rend chaste celle qui la possède, candide la jeune fille, pure la jeune femme". La baronne staff écrit plus loin: "La perle sera le symbole des douces résignées... et des amours permises et des tendresses.

Le gracieux bijou signifie foi, pureté, ardeur religieuse. Il adoucit les caractères violents, donne la paix de l'âme, fait tomber les colères et donne la patience... "la rose patience", comme dit Shakespeare.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mercredi 25 avril 2007

L'éclat froid de la perle était recherché et admiré encore chez les sectateurs du prohètes de la Mecque qui la considéraient comme le symbole de l'humilité  et de la crainte de Dieu. Saadi, le grand poète de Chiraz, raconte qu'un jour une toute petite goutte de pluie tomba dans la mer. Subjuguée par le spectacle des énormes masses d'eau océaniques, elle compara pieusement et en toute humilité, son extrême petitesse à l'immensité du monde marin.

Et Allah le tout puissant la loua pour ces sentiments. Il décidé que cette goutte de pluie si humble tomberait dans une huître pour y devenir une perle splendide.

On retrouve dans les légendes du Proche Orient, l'association des larmes et des perles. Ces dernières sont des larmes de repentir qu'Eve a versées sur son péché, ou au contraire celles d'Adam, le premier homme détournée du devoir  par une femme, sur sa chute et son expulsion du paradis terrestre.

Plus généralement, les perles sont des larmes de tous ceux qui ont connu sur la Terre la misère, les soucis, les peines cruelles. Les larmes des veuves et des enfants deviennent des perles blanches ou rosées, tandis que celles des hommes, plus rares, et qui ont plus de poids devant le Créateur que les pleurs faciles des femmes et des enfants, forment de perles grises ou des perles noires.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Vendredi 20 avril 2007

On rapporte que Cléôpâtre, qui possédait deux perles d'une admirable beauté, fit un jour, à la suite d'un pari, dissoudre l'une d'elles, d'une valeur de cinq millions de sesterces, dans le vin qu'elle but en l'honneur de Marc Antoine, son hôte.

Comme la belle Egyptienne se disposait à traiter la seconde perle de la même manière, Lucius Plancus l'arrêta et déclara Antoine vaincu : le pari s'était en effet engagé sur cette gageure que la reine était  incapable de consommer pour dix millions de sesterces au cours d'un seul repas.

La perle sauvée devait par la suite orner la statue de Vénus au Panthéon. De la même reine on rapporte encore qu'elle se fit édifier un tombeau entièrement tapissé de perles.

Les Romains tenaient pour un remède de choix contre la folie un mixture de perles broyées et d'eau distillée. Quant aux Chinois, c'est contre les embarras gastriques qu'ils avalaient de la poudre de perles.

Plus tard, vers 1600, dans la pharmacopée anglaise, on recommandait, comme fortifiant, la poudre de perles dans le jus de citron.

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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Mardi 10 avril 2007

Les festins des Romains, étaient, à l'époque impériale, somptueux et raffinés jusqu'à la cruauté. On consommait dans les festins des murènes nourries avec la chair des esclaves, des langues de paons et de rossignols; on buvait des vins fins au riche bouquet, aromatisés, provenant des provinces les plus diverses de l'Empire.

L'empereur Héliogabale fit une fois servir, pendant un repas qui dura 10 jours entiers, les plats les plus invraisemblables :  Des petits pois avec de la grenaille d'or, des haricots avec des fragments d'ambre, du riz avec des perles... c'était à rome une marque d'estime ou de passion toute particulière de faire dissoudre des perles dans une coupe pleine de vin et de la vider à la santé de l'ami ou de la bien aimée. Cette boisson passait pour donner des forces et favoriser la longévité. Claude, entre autres, aurait usé de cette potion recalcifiante.

On racontre que lors d'un repas, il retira d'une boucle d'oreille de Métella une perle qui valait un million de serterces. Il la fit dissoudre dans du vinaigre et la but. Par la même occasion, il aurait fait boire une perle dissoute à chacun de ses invités. Caligula, lui aussi, aimait à se chatouiller le palais avec cette sorte de boisson.

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Lundi 9 avril 2007

La mode de porter une grosse perle à l'oreille était si répandue à l'époque impériale que toute prostituée en faisait étalage. Pour s'en distinguer, les matrones des hautes classes portèrent alors des boucles d'oreilles dormeuses faites de deux ou trois perles en poire, qu'on appela des perles de respectabilité.

Scandalisé par le luxe ruineux des perles, Terbullien, le célèbre Père de l'Eglise, s'écrie :

"Un simple rang de perles coûte un million de sesterces; un cou frêle porte des forêts entières et des Îles... à un délicat lobe d'oreille est suspendu un lourd censier, et chaque doigt joue d'un trésor comme si c'était une bagatelle. La vanité s'est haussée à un tel point qu'une femme porte sur son corps tout son avoir et tout son bien."

Lollia Paulina, l'épouse de Caligula, portait un collier en perles et un bracelet en perles particulièrement somptueux. Composés de perles et de gemmes vertes et bleues, elle devait valoir dans les quatorzes millions de sesterces.

L'empereur Sévère voulut un jour acheter des perles (deux grosses perles blanches) d'une étonnante beauté. Le prix qu'on lui en demanda fut tel qu'il ne les offrit pas à sa femme, mais qu'il en orna la statue de Vénus. Pas une mortelle mais seule une Immortelle, était digne de porter une parure de perles d'un pareil prix.

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Mardi 27 mars 2007

L'ancienne Rome aimait la perle et avait pour elle un véritable engouement ; les perles étaient l'objet d'un luxe incroyable et l'on payait des sommes énormes pour les beaux exemplaires. Depuis les expéditions de Pompée et plus encore après la conquête de l'Egypte, le goût pour les perles prit des formes particulièrement  grossières : Pompée fit un jour exécuter un portrait en perles, ridicule contre lequel Pline devait fulminuer plus tard.

Néron fit recouvrir de perles les lits sur lesquels il se livrait à la volupté et à la débauche. Il n'était point  rare que les vainqueurs à la lutte ou à la course dans l'arène reçussent en prix des colliers de perles. Aussi les marchands de perles ne manquaient pas d'assister à ces jeux.

Une perle célèbre, pièce unique par sa magnificence et qu'on estime à quelque six millions de serterces, est celle que Jules César offrit à Servilia, la mère de Brutus, en gage d'amour. Beaucoup de Romaines, impératrices, matrones et concubines, possédaient de splendides parures de perles.

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Lundi 26 mars 2007

C'est à la déesse de l'Amour, Aphrodite-Astarté-Vénus, que fut consacrée la perle dans le domaine de la civilisation méditerranéenne. Voici brièvement ce que content à ce sujet les vieux mythes.

Du chaos, l'espace vide et sans limites qui existait avant toute chose, naquit Géa, la déesse de la Terre. Elle prit pour époux son premier né, Ouranos (le ciel) et le couple procréa les trois cyclopes à l'oeil unique, puis les Titans, six de chaque sexe, enfin les trois Hécatonchires qui projetaient en tous sens leurs quinze têtes et leurs cent bras. Epouvanté par la monstruosité et le nombre de descendants, Ouranos les plongeait peu parès leur naissance dans le Tartare souterrain.

Profondément blessé par ces agissements dans sa fierté maternelle, Géa poussa ses enfants à se révolter contre leur père. Kronos, le plus jeune des Titans, s'empara avec l'aide de sa mère de l'empire du Monde. Ouranos fut émasculé par lui.

Du sang de la blessure tombé sur la terre naquirent les Erinnyes, divinités justicières, et les Géants. Kronos jeta dans la mer le phallus amputé et, de l'écume qu'il fit jaillir en l'y plongeant, naquit la déesse de l'Amour et de la Beauté, Aphrodite. La fille de l'écume aborda dans l'île de Cythère, portée par une conque d'huître perlière. C'est pourquoi depuis cette époque ce coquillage et la perle, le seul véritable joyau de l'élément liquide, sont consacrés à la toute puissante déesse de l'Amour.

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Samedi 24 mars 2007

L'usage des perles ne se répandit en Egypte qu'après l'expulsion des Hyksos. Mais on les apprécia véritablement que plus tard au royaume des Pharaons, particulièrement au temps des Ptolémées. La perle était consacré à la déesse Isis.

Les Phéniciens jouissaient d'un monopole presque absolu du commerce des perles en méditerranée. Bien entendu, ils s'occupaient, entre autres, du commerce des perles dont ils étaient les principaux fournisseurs.

Chez les peuples de l'ancienne Hellade, le goût des perles se développa aussi assez tard. C'est seulement quand les grecs se furent enrichis, et particulièrement après que les expéditions d'Alexandre le Grand les eurent mis en relation avec l'Orient, que la perle fit son entrée triomphale comme parure de bijou et comme objet précieux dans le cycle culturel méditerranéen. Dans l'Athènes antique, l'usage était courant, pour les jeunes gens, de porter une perle à l'oreille droite pour les jeunes femmes et les jeunes filles d'en porter aux deux oreilles.

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Lundi 19 mars 2007

Nabuchodonosor, le puissant souverain de Babylone, et Sennachérib, le maître de l'Assyrie, auraient porté des diadèmes ornés de perles.

C'est avec un parfum d'érotisme magique qu'une tradition de l'Orient explique la genèse des perles. A l'époque où la Lune, reine du ciel nocturne, verse sur la Terre sa douce lumière argentée, les huîtres perlières quittent le fond de la mer pour la surface des flots. Elles s'ouvrent et, balancées par les vagues, elles s'imprègnent amoureusement de la rosée nocturne et des purs rayons de la lune. C'est de cette union que naissent les perles.

Une poésie moderne inspirée du riche folklore orienta, nous conte cette légende ; "Au cours des nuits solitaires, le rêve ardent des hommes s'envole par dessus la mer jusqu'à la frontière des eaux et du ciel et pleure sa passion nostalgique. Les huîtres perlières enferment les larmes qui roulent dans leur coquille et les conservent, changées en perles, comme un bien précieux, jusqu'à ce que l'homme vienne à son tour les leur ravir."

Par Arnaud - Publié dans : Histoire de perles
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