Présentation

Vendredi 7 novembre 2008
Collier et bracelet perles AkoyaAuparavant, la majeure partie des perles de culture commercialisées provenaient du Japon, les fameuses perles Akoya.

Bien rondes, de couleur blanche, elles possèdent un diamètre compris entre 4 et 9mm. En général, ces perles se montent en collier et se vendent à des prix compris entre 700 et plus de 8000 euros.

De nos jours, les perles sont plus imposantes, entre 9 et 16mm de diamètre, supérieures à 8000 euros et se sont elles qui dynamisent le marché du luxe. Les perles de Tahiti, noires foncées sont aussi appréciées.

Qui sont les plus gros consommateurs ? Les Japonais, les américains. Se sont ceux qui dépensent le plus pour l'achat de bijoux en perles. Rien qu'au Japon, la part des bijoux en perles représentent 18% des ventes consacrées à la bijouterie joaillerie, pour un montant estimé à plus de 830 millions d'euros.

Le marché nord américain se positionne au premier rang depuis l'année 1999, en devenant le plus gros marché de la bijouterie joaillerie consacré à la perle. Le chiffre d'affaire estimé est de 1.19 milliards d'euros. Le Moyen Orient, la Russie et l'Asie du sud est ne sont pas en reste avec un marché en perpétuelle augmentation. Ces 3 zones réunies représentent davantage que le marché japonais et européen ensemble. On estime que pour 2007, ce marché s'est chiffré à 3.57 milliards d'euros, soit plus de 10% du marché de la joaillerie mondiale.


Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Mardi 9 septembre 2008

Boucles d'oreilles perles AkoyaLe temps s'écoule et il faut bien six longues années entre le début des élevages de perles Akoya jusqu'à leurs ventes aux enchères.


Les ventes, parlons en... Elles sont la récompense suprême de tous les efforts accomplis ainsi que des difficultés surmontées par les fermiers perliculteurs.


Les acheteurs de perles Akoya ont deux mois pour les acquérir. S'en suit une année supplémentaire pendant laquelle les négociants vont procéder à un triage ultime.


Le classement définitif s'effectue selon ces paramètres :


- La taille (en millimètre)

- La forme (ronde, semi ronde...)

- Le lustre (niveau de brillance)

- L'épaisseur du revêtement (nacre)

- La surface (présence d'imperfections ou non)

- La couleur (blanche, dorée, grise...)


Se basant sur ces critères de qualité, le haut de gamme correspond à moins de 5% du stock total (c'est peu). A côté de cela, on élimine encore 45% de la production, une production qui apparaît incommercialisable. Le reste, environ 50%, de qualité moyenne à bonne, est vendu via divers canaux de distribution.


Les perles akoya (ou perles de culture akoya) sont ainsi acquises par ces négociants qui les revendent eux-mêmes au sein de salons internationaux (de joaillerie). Les perles akoya sont présentées au sein de lots et montées en rang (On les nomme « chokers » et comportent des variations de perles d'½ millimètre sur chaque rang).

Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Lundi 8 septembre 2008

Collier perles AkoyaLorsque la nacre a eu le temps idéal de se former, on procède à la récolte des huîtres.


La récolte des mollusques se fait généralement en fin d'année jusqu'au début du mois de février, c'est-à-dire lorsque l'eau est bien froide, à environ 15°C.


Pourquoi cela ? Et bien plus l'eau est froide et plus la nacre Akoya possède un lustre brillant.


Après le ramassage des mollusques, on en extrait les perles et on procède à leur nettoyage. Vient ensuite le triage en fonction de trois qualités : Haute, moyenne et basse.

Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Lundi 1 septembre 2008

Collier perles Akoya Suite de l'article précédent, sur la série des perles Akoya...

L'opération touche à sa fin et l'Akoya demeure sous surveillance pendant une période de 6 semaines environ, un temps durant lequel d'importants rejets sont susceptibles de se déclencher. Une fois ces étapes achevées, les mollusques porteurs de nucléus sont fixés sur de solides filés au sein de paniers spéciaux, eux même fixés à des radeaux.


Les filets sont ensuite immérgés en mer. A ce moment et pour garantir un développement optimal, l'eau doit avoir une température comprise entre 18 et 25 degrés. Pour la Japon, cela coïncide aux mois d'avril, mai, juin jusqu'à début juillet.


Les mollusques demeurent dans l'eau pendant une période imprécise, tout dépendra de la largeur du noyau introduit. Si la bille mesure 8mm, alors il faudra patienter 3 ans pour obtenir une perle Akoya. Par contre, si le diamètre du noyau est de 4mm, alors la période d'immersion sera plus courte.


Pendant tout ce temps, les fermiers déplaceront constamment les radeaux de place, toujours à la recherche de zones maritimes bien chargées en plancton, c'est-à-dire des zones où la nourriture est abondante.


Tous les jours, ils procèdent à des contrôles de température de l'eau et chaque huître perlière est nettoyée soigneusement tous les 3 mois environ.


Cette période d'immersion se caractérise par la formation de la perle. En effet, chaque Akoya recouvre la bille d'une couche de nacre, donnant ainsi naissance à une perle de culture. Les épaisseurs de couche sont classées selon le barème suivant:


Excellente = épaisseur de 0.6mm et +
Optimum = épaisseur de 0.5mm à 0.59mm
Bonne = épaisseur de 0.4mm à 0.49mm
Discrète = épaisseur de 0.3mm à 0.39mm
Médiocre = épaisseur inférieure à 0.3mm


Précisons que la Japan Pearls Exporter's Association interdit les exportation de perles inférieures à 0.3mm d'épaisseur de nacre.

Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Mercredi 20 août 2008

Insertion du nucléus Elevage de perles - Durant le processus d'élevage de perles de culture, il faut insérer une petite bille nommée « noyau » (ou nucléus) dans le mollusque. Cette bille provient elle-même de la coquille d'autres mollusques d'eau douce (moules chinoises).


Cela dit, il n'en a pas toujours été ainsi. Après la seconde guerre, les éleveurs ont préféré utiliser des billes en provenance de coquilles du Mississippi (des moules d'eau douce).


A l'heure actuelle et pour des raisons évidente de coût, les éleveurs souhaiteraient utiliser des noyaux en matière plastique. Cette possibilité est actuellement à l'étude, ne sachant pas encore si cela s'avèrera biologiquement compatible ou non. 


Toute l'enjeu réside dans la volonté de réduire au minimum les probabilités de rejet de noyau par le mollusque. Pour cela, la sélection du noyau adéquat selon les particularités physiques de chaque mollusque est particulièrement drastique.


Insertion du noyau  - Cette étape est particulièrement importante. Pour cela, des techniciens spécialisés interviennent et procèdent à l'opération concistant à ouvrir délicatement l'huitre, inciser son sac perlier et insérer le noyau à l'intérieur.


Précisons que le noyau, lorsqu'il est inséré est enveloppé pour plus de 30% de sa surface, par un tissu rectangulaire organique lui aussi prélevé au sein d'un mollusque. Ces professionnels de l'insertion réalisent, lorsqu'ils sont aguéris, plus de 500 opérations quotidiennes.

Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Mardi 19 août 2008

Femme Ama, plongeant jusqu'à des profondeurs de 15m pour récupérer les huîtres. Les Ama, comme l'illustre cette photo, plonge dans leur plus simple appareil La perliculture est née sur l'archipel japonais. Le Japon, grâce à ses prédispositions, a su réunir les meilleures conditions pour devenir un acteur incontournable de cette industrie, aujourd'hui planétaire. La culture des perles, une activité encore considérée comme traditionnelle, est devenue l'emblême culturel de ce pays.


Précisons un peu quelques étapes importantes :


A - Pour concevoir des perles de culture, on utilise un certain mollusque répondant au nom de Pinctada Fucata. Découvert il y a déjà plus d'un siècle, il a été nommé Akoya par les japonais. Les eaux japonaises, particulièrement riches, recensent quelques 5000 différentes variétés de mollusques. Aujourd'hui, le Pinctada Fucata est le plus largement utilisé dans la culture des perles. Récemment, une autre espèce s'est également distingué, le Pinctada Martensi.


La première étape concerne l'élevage des huitres Akoya. On utilise pour cette culture, des parcs spéciaux contenant les mollusques. Ils y restent jusqu'à l'âge adulte. Pendant cette période, les mollusques sont soumis à des contrôles importants et des sélections très strictes. Au bout de trois ans, l'Akoya est assez mature, elle est donc prête à être greffer. On procède donc à sa pêche. 


Jusque dans les années 50, se sont les célèbres Ama qui se chargeaient de pêcher les huîtres. De nos jours, les Amas (tous vétus de blanc au quotidien) sont encore impliqués dans le processus. Ils soignent les paniers de pêche et participent à développer le tourisme grâce à leur folklore.

 


Retrouvez la suite de cette article dès le prochain numéro...

Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Vendredi 26 octobre 2007
Boucle d'oreille perles AkoyaCoral Sea Pearls a implanté une ferme de grossissement d’huîtres Pinctada imbricata à Hervey Bay en vue de produire des perles Akoya de grande qualité. Cette espèce est présente dans le milieu naturel au Queensland. Les huîtres élevées par Coral Sea Pearls sont issues de ces huîtres locales.

 
Il existe une forte demande de perles Akoya. Plus petites (6 à 10 mm de diamètre) que les perles blanches des mers du Sud, elles ont une forme considérée comme parfaite. La grande qualité des perles s’explique par l’excellente qualité de l’eau et la combinaison particulière de l’eau de mer et de celle de l’estuaire, au milieu des Great Sandy Straits, ainsi que par la fourchette optimale de température de l’eau, qui convient à la production de perles de grande qualité à partir d’huîtres Akoya.

 
Historique

 
L’huître perlière est une espèce indigène des eaux côtières d’Australie. Découverte il y a plus de cent ans, on la trouve sur les côtes, depuis l’État de Victoria jusqu’à Shark Bay, en Australie occidentale, en suivant tout le littoral nord du continent. Au début des années 90, avant la naissance de la perliculture, l’Australian Museum a repéré plusieurs peuplements indigènes d’huîtres perlières Akoya à Hervey Bay.

 
Une concession expérimentale d’élevage d’huîtres perlières a été aménagée à Port Stephens (Nouvelle Galles du Sud) en 1999. Cette expérience et d’autres essais montrent que cette ville était le site d’Australie orientale le mieux adapté, à l’époque, à la culture de perles Akoya de grande qualité, mais le Queensland vient d’apporter la preuve qu’il ouvre des perspectives encore meilleures.

 
Coral Sea Pearls table sur l’expérience et l’expertise acquise par Port Stephens Pearls pour développer la culture de perles Akoya au Queensland. La pureté des eaux du Queensland et la bonne circulation induite par les marées créent les conditions requises pour la production de grosses perles au lustre éclatant.
 
Le site d’élevage

 
L’aquaculture est pratiquée depuis longtemps à Hervey Bay, et des éleveurs expérimentés d’huîtres indigènes sont en mesure de faire bénéficier cette nouvelle activité de leurs compétences. La culture et la vente des perles devraient s’inscrire en complément de l’industrie touristique florissante de la baie.

 
Les huîtres perlières Akoya sont élevées sur quatre concessions maritimes de Hervey Bay. Elles grossissent dans des panneaux de filets sur ces sites qui offrent des conditions optimales pour la production de perles. Le site aménagé à terre sera utilisé pour l’entreprise perlicole située au port de plaisance d’Urangan.

 
Aspects environnementaux

 
Coral Sea Pearls sait combien la population apprécie la présence d’espèces marines sauvages, indigènes ou de passage, telles que baleines, dauphins, tortues et dugong, dans Hervey Bay. Ces animaux constituent une richesse naturelle importante pour la communauté, et témoigne de la qualité des eaux de l’estuaire.

 
Coral Sea Pearls a aménagé les concessions perlicoles de manière à minimiser tout risque que pourraient encourir ces espèces. Au cours de leur migration, les baleines ne risquent pas d’être prises dans les cordages, l’entreprise observant strictement les codes de pratique écologique sur ces sites de Hervey Bay. Les poches et panneaux d’élevage des huîtres sont suspendus par des cordages bien tendus, de manière à éviter que des poissons, des dauphins, des tortues et des dugongs, évoluant habituellement dans ces eaux, ne s’emmêlent dans ces dispositifs.

 
Un programme précis de surveillance constante de la faune est mis en place par le Ministère de l’environnement et du patrimoine. Coral Sea Pearls se félicite de détenir les seules autorisations attribuées par ce ministère à une entreprise d’aquaculture du Queensland.
Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Vendredi 24 novembre 2006
Les fermes perlières non japonaises installées en eau de mer utilisent les grandes pinctadines (Meleagrina maxima et Meleagrina margaritifera). Les premiers essais furent conduits dès 1922 dans l'île de Bitung (Célèbes) par S. Fujita qui fonda la South Pearl Company, dont la première récolte eu lieu en 1928. En 1946,  les japonais durent communiquer leurs connaissances dans le domaine de la culture perlière et ce fut le développement dans toutes les mers du Sud, dans l'archipel Mergui, en Birmanie (Myannar), depuis 1955-1959 sur la côte ouest près de Broome et au cap York dans le nord de l'Australie, depuis 1962 aux Philippines et en Indonésie, depuis 1965 à Tahiti (chaque fois avec des greffeurs japonais qui ne livrèrent jamais leur tour de main). Les côtes de Chine, du Viêt-nam sont aussi utilisées pour la culture perlière. Si les fermes de Tahiti pratiquent l'ostréiculture et captent le naissain de Meleagrina margaritifera qui produit des perles de culture gris-noir, les autres fermes perlières ont des difficultés à trouver des huîtres à greffer, l'élevage de Meleagrina maxima n'étant pas encore maîtrisé. Aussi les pêcheurs de perles sont remplacés maintenant par des pêcheurs de nacre, qui vendent aux fermes des huîtres adultes, ni trop jeune ni trop vieilles.
Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Mercredi 22 novembre 2006
Les fermes japonaises de culture couvrent toutes les anfractuosités de la côte sud du Japon ; chaque ferme est constituée de plusieurs radeaux formés d’une sorte de quadrillage à larges mailles (1m) de bambous fixés sur des flotteurs ; les paniers contenant les huîtres perlières sont suspendus sous 5 à 6m d’eau au moyen de cordes ; chaque mois, les huîtres perlières sont brossées pour les préserver des parasites (algues, balanes, etc.). Si des typhons décrochent les paniers d’huîtres, les « ama » plongent pour les rechercher au fond de l’eau et parfois pour inspecter certains radeaux…
 
Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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Mardi 21 novembre 2006
Les perles de culture au Japon ne furent réellement commercialisées qu’à partir de 1920. La technique utilisée actuellement en eau de mer au Japon consiste à élever tout d’abord des "Meleagrina martensi" depuis la naissance jusqu’à trois ans, âge auquel l’opération a lieu ; un noyau de nacre taillée dans une unio du Mississippi (choisie par Mikimoto pour sa nacre peu chatoyante) juxtaposé à un carré d’épithélium palléal externe de 0,5cm de côté, provenant d’une huître sacrifiée (âgée d’un an), est greffé dans la gonade, qui nourrit ce greffon ; en se développant, le greffon forme un sac autour du noyau et le recouvre de couches perlières. La perle de culture reste en formation de trois à cinq ans dans l’huître , qui est ensuite tuée (la chair étant utilisée en industrie alimentaire animale) ; l’épaisseur de la couche perlière, qui dépend aussi de la vigueur de l’huître greffée, atteint 0,5 à 1mm. Une meleagrina martensi supporte 1 ou 2 greffes ; en général, il n’est introduit qu’un greffon, 30% des greffons introduits ne recouvrent pas correctement le noyau de nacre. Ainsi, pour un noyau de nacre moyen (diamètre de 5mm), un tiers des huîtres seulement donne des perles de culture commercialisables. Avec un noyau de nacre de 9mm, ce pourcentage tombe à moins de 5%.
 
Par Arnaud - Publié dans : Perles Akoya
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